En Israël le théâtre de référence c’est le Cameri à Tel Aviv. Crée en 1944, il attire plus de 900 000 spectateurs par an qui viennent voir une programmation composée en grande partie de pièces produites par la troupe du Cameri complétée parfois par des représentation de compagnies étrangères. Cette semaine, nous avons vu une pièce en hébreu (avec sur-titre), LA pièce de l’année : Cabaret.
Cabaret est une pièce basée sur un livre de Christopher Isherwood "Goodbye to Berlin" écrite en 1934 qui décrit la vie durant les "année folles" à Berlin, une période où la ville était à la fois confrontée à une scène artistique bouillonnante et à la montée du nazisme. Différentes adaptations du livre ont déjà connus d’immense succès dont la comédie musical à Broadway en 1966 qui a donné le ton pour le film de Bob Fosse en 1972 qui recevra 8 Oscars en s’inspirant de nombreuses musiques.
La version israélienne reste dans ce même esprit pour nous plonger dans cette période trouble de l’histoire, mélange de débauche et d’extrémiste nationaliste. La comédie musicale nous entraine avec des airs désormais connus sur la scène du Kit Kat Club, un club survolté de Berlin, pendant que se développe une histoire d’amour entre un écrivain américain à la recherche d’inspiration et une chanteuse de cabaret excentrique. Le nazisme s’immisce doucement dans le décor pour venir gâcher la fête et détruire la vie des personnages. Comme toujours en Israël, l’évocation de cette période de l’histoire provoque des sentiments particulièrement forts, surtout que la pièce est un peu plus explicite que le film puisqu’elle se termine sur une représentation très claire des camps de concentrations qui vont suivre cette période survolté de l’histoire de Berlin.
Cabaret a gagné de nombreux prix en 2012 dont : meilleur pièce de l’année, meilleur comédie musicale, meilleur metteur en scène pour Omri Nitzan et meilleur acteur pour Itay Tiran. Tous autant de raisons d’aller voir la voir au Cameri !
Cabaret au Cameri
Détails sur la pièce
Programme des pièces avec traduction en anglais


J’avais vu Cabaret a Paris et avais adore !
J’aurais ete curieuse de voir la version israelienne
C’est vrai que c’est différent, pas seulement pour les choix artistiques, mais surtout dès qu’on parle de la Shoah en Israël, c’est impossible de ne pas penser que certaines personnes de la salle on surement dû le vivre !